Le charme discret de la décadence.



 L'hiver 2021/22 sera long et froid pour beaucoup de foyers cette année. Au-dessus, dans les classes supérieures, le foyer dans l’âtre réchauffe encore les maisons. Je me souviens, au premier confinement. Le plus strict. Il y avait vraiment de belle journée en ce printemps 2020. Les gens qui étaient confinés dans une villa avec jardin ne comprenaient pas la bougeotte de ceux qui vivaient en appartement. Cet hiver, ceux qui sont, pour quelque temps encore, bien au chaud chez eux, le frigo plein. Ne comprendront pas pourquoi il y aura autant de pauvres dans la rue à crier leur colère. Tout simplement parce qu’il fera plus chaud, dehors que chez eux. Nos sociétés se tordent dans les convulsions du mourant qui refuse de mourir et d'abandonner au néant les biens accumulés. Je comprends l'inquiétude grandissante des couches supérieure de cette société, Française, entre autres. Elles sont largement justifiées. Pour les pauvres, classe sociale à laquelle je revendique d'appartenir. Je crois que nous sommes des apatrides dans l'âme. Dans l'histoire. Quand des civilisations se sont effondré. Le peuple a fui les villes et à continuer sa propre histoire. C'est pour les prêtres, les dignitaires et les marchands que l'histoire s'arrêtait. L’effondrement de nos sociétés est pour beaucoup une évidence et à ce jeu-là, c'est les pauvres qui ont le moins à perdre. Alors, profitons-en, le monde est à nous.




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